Prévenir un deuxième AVC grâce à des gestes simples au quotidien

Environ 25 % des survivants d’un AVC subissent un deuxième AVC. Heureusement, en adoptant les meilleures habitudes, vous pouvez réduire vos risques.

Les conseils suivants vous aideront non seulement à réduire le risque d’un deuxième AVC, mais également à améliorer votre santé globale.

7 habitudes qui empêchent un deuxième AVC

Voici sept habitudes à adopter pour limiter la probabilité d’un nouvel AVC :

1. Connaître ses propres facteurs de risque

Une étude menée par l’American Neurological Academy révèle que plus de 96 % des patients ayant vécu un deuxième AVC présentaient déjà au moins un facteur de risque. Autrement dit, tout commence par la conscience de sa propre situation. Discutez avec votre médecin afin d’identifier si vous faites partie des personnes concernées par l’hypertension artérielle, l’athérosclérose (c’est-à-dire l’accumulation de plaque sur les parois des artères), l’hypercholestérolémie ou le diabète. Mieux connaître ses propres vulnérabilités donne une longueur d’avance pour mieux se protéger.

2. Surveiller la pression artérielle

Une pression artérielle trop élevée reste le facteur de risque le plus facile à maîtriser pour éviter un accident vasculaire cérébral. Si vous êtes concerné, vérifiez-la régulièrement, prenez scrupuleusement vos médicaments et prévoyez toujours vos renouvellements pour ne jamais manquer une dose. Sauter ne serait-ce qu’un seul comprimé peut suffire à augmenter le danger. Par ailleurs, agir sur l’alimentation en limitant le sel permet aussi de mieux contrôler la tension.

3. Pratiquer une activité physique adaptée

Des séances d’exercice suffisamment intenses pour faire transpirer, même quelques fois par semaine, abaissent de 20 % le risque d’AVC. L’activité physique régulière reste une pièce maîtresse de la prévention. Certes, les séquelles de l’AVC rendent parfois le mouvement difficile, mais il existe des solutions. Monter le rythme sur quelques exercices assis, pousser soi-même un fauteuil roulant, marcher à pas soutenu dès que c’est possible : chaque effort compte. S’engager dans un programme de rééducation quotidien aide aussi à retrouver de la mobilité et à progresser dans la durée.

4. Évaluer la pertinence d’une intervention préventive

La présence d’anévrismes, ces renflements fragiles sur la paroi des artères, augmente le risque de récidive. En cas d’anévrisme détecté, votre médecin pourrait recommander une opération pour renforcer la sécurité. Deux approches existent : la pose de clips ou l’enveloppement de l’anévrisme, toutes deux destinées à empêcher le sang d’exercer sa pression sur la zone fragile. Ces interventions restent lourdes : prenez le temps d’en discuter avec l’équipe médicale pour peser le pour et le contre.

5. Apprendre à gérer le stress au quotidien

Un stress prolongé peut multiplier par quatre le risque d’AVC. Après un accident vasculaire cérébral, les difficultés de santé, les questions financières ou les incertitudes sur l’avenir s’accumulent parfois. Prendre soin de soi et s’accorder des moments de répit devient alors une nécessité. Lorsque la situation semble insurmontable, parlez-en à un professionnel de santé : une aide adaptée, parfois sous la forme d’un traitement, peut soulager l’anxiété et alléger la pression.

6. Ajuster son alimentation

Ce que vous mettez dans votre assiette influe sur les principaux facteurs de risque : taux de cholestérol, athérosclérose, tension artérielle. De nombreux patients consultent un diététicien au fil de leur rééducation. Leur expertise guide les choix alimentaires : réduction du sel, limitation des fritures, de la viande rouge et des graisses saturées. Remplacer ces aliments par des options bénéfiques, bleuets, saumon, graines de lin, offre des atouts supplémentaires pour se protéger d’un nouveau coup dur. Les changements ne sont pas toujours simples, mais ils peuvent faire toute la différence.

7. Intégrer des vitamines à visée neuroprotectrice

Certains nutriments jouent un rôle dans la prévention d’un second accident vasculaire cérébral. Idéalement, on privilégie une alimentation variée, mais les compléments alimentaires peuvent parfois offrir un soutien ciblé. Parmi les vitamines et substances recommandées, on retrouve la CoQ10, la vitamine B3 et l’huile de poisson. Avant toute prise de compléments, demandez l’avis de votre médecin afin d’éviter les interactions avec vos traitements.

Prévenir la récidive et protéger sa santé

Si un AVC a récemment marqué votre parcours ou celui d’un proche, intégrer ces gestes à la routine quotidienne peut changer la donne. Les nouvelles habitudes demandent parfois du temps et de la ténacité, mais la perspective vaut l’effort. Restez en lien régulier avec votre médecin : chaque évolution dans votre mode de vie mérite un suivi, qu’il s’agisse d’alimentation, d’exercice ou de compléments. Le chemin du rétablissement se construit pas à pas : chaque choix, chaque geste, rapproche d’un avenir plus serein.