Pourquoi l’âge de retraite scolinfo n’est pas toujours celui de votre départ ?

La date de départ affichée sur Scolinfo semble couler de source. Pourtant, elle ne garantit rien : une rupture de CDI avant ce jalon bouleverse la donne. Conséquences immédiates sur les droits à la retraite, accès à l’assurance chômage, validation des trimestres… Chaque détail compte, chaque choix influe sur la suite du parcours.

Prévoir les démarches administratives en amont limite les mauvaises surprises et protège contre la perte de droits sociaux. La moindre erreur peut retarder le versement de la pension ou compliquer l’ouverture d’autres droits. Prendre conseil auprès d’un spécialiste s’avère souvent salutaire pour aborder sereinement la dernière ligne droite.

Pourquoi l’âge de retraite indiqué par Scolinfo ne correspond pas toujours à votre situation réelle

L’âge de départ à la retraite affiché sur Scolinfo découle d’un calcul standardisé, sans s’attarder sur le parcours singulier de chacun. Or, tout ne tient pas à l’année de naissance : les trimestres cotisés, les contrats successifs, les périodes d’interruption professionnelle pèsent lourd dans la balance. L’accès à la retraite résulte d’un équilibre subtil entre âge légal, nombre de trimestres validés et spécificités propres à chaque régime.

En France, la réglementation distingue l’âge légal de départ (62 ou 64 ans selon la génération et la réforme des retraites) et le moment où le salarié atteint le taux plein, c’est-à-dire sans décote. Ce taux plein dépend du nombre de trimestres cotisés ou assimilés. Une carrière complète donne droit à une pension maximale ; chaque trimestre manquant vient diminuer ce montant via une décote. Les salariés du privé doivent aussi tenir compte de la retraite complémentaire Agirc-Arrco, soumise à ses propres règles de liquidation, parfois assortie d’un malus temporaire en cas de départ anticipé.

Certains dispositifs ajustent ce calcul : prise en compte de la pénibilité, carrières longues, interruptions pour maladie, chômage ou maternité. Les droits acquis évoluent selon le nombre d’années d’activité, le revenu déclaré, la nature des missions exercées. De plus, la retraite complémentaire ne suit pas toujours le calendrier de la retraite de base, ce qui peut différer le versement complet de la pension attendue.

Voici ce qui peut changer concrètement votre situation :

  • Trimestres manquants : ils entraînent une réduction du taux de votre pension via une décote.
  • Carrière incomplète : certains droits restent accessibles, mais le montant sera diminué.
  • Départ avant l’âge légal : situation très encadrée, réservée à des cas précis comme la pénibilité ou le handicap.

Pour estimer votre date réelle de départ et le niveau futur de votre pension, il faut analyser l’ensemble de votre vie professionnelle. Scolinfo livre un repère, mais seule une étude personnalisée permet d’éclairer la réalité de vos droits.

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Points de vigilance et démarches essentielles avant de quitter un CDI pour la retraite

Partir à la retraite en quittant un CDI ne se décide pas sur un coup de tête. Plusieurs vérifications sont nécessaires pour éviter une mauvaise surprise sur le montant ou la date de versement de la pension. Avant toute démarche, il est impératif d’examiner son relevé de carrière sur le portail de l’assurance retraite. Chaque période cotisée, chaque interruption validée doit y apparaître. Le moindre trimestre manquant ou une erreur sur le total requis influe directement sur le taux de liquidation, avec à la clé une décote qui peut peser lourd.

Pour préparer sereinement ce passage, voici les points à contrôler :

  • S’assurer que tous les emplois et périodes d’interruption (maladie, chômage, maternité) sont bien pris en compte.
  • Prendre contact avec les organismes de retraite complémentaire, comme l’Agirc-Arrco pour les salariés du privé.
  • Prévoir le préavis à respecter auprès de son employeur, en vérifiant la durée imposée par la convention collective.

Le calendrier joue un rôle décisif : déposer sa demande au moins six mois avant la date souhaitée conditionne l’arrivée du premier versement. Il est aussi judicieux de se renseigner sur les dispositifs particuliers (carrières longues, pénibilité, départ anticipé pour handicap). L’articulation entre pension de base et retraite complémentaire exige une attention constante, car un simple décalage de calendrier peut retarder le versement de la pension globale.

Pour avancer dans ces démarches, il est recommandé de solliciter le service public ou de demander un rendez-vous avec un conseiller retraite. Un suivi rigoureux de son parcours professionnel permet d’assurer le respect de ses droits et d’aborder plus sereinement le passage vers la retraite.